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[Luxembourg 2005 Présidence du Conseil de l'Union européenne]
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Les arts et la culture au Luxembourg

Dans le domaine des arts et de la culture, le Luxembourg n’est pas le pays le plus connu parmi les Etats membres de l’Union européenne. L’effort culturel, on le découvre cependant à tout bout de champ: concerts prestigieux, des musées rénovés et des musées tout nouveaux, de grands et de petits festivals entre mai et juillet, des fêtes, des expositions plus que l’agenda d’un seul individu ne saurait en contenir. Petit pays, grande offre pour celui qui l’aborde sans idées préconçues.

Les musées
Les arts plastiques
L'architecture
La musique
Le théâtre
Les littératures luxembourgeoises
L'archéologie

Les musées

Musée national d'histoire et d'art ,
ZoomMusée national d'histoire et d'art

Les principaux musées du Luxembourg sont regroupés dans la capitale.

Le Musée national d'histoire et d'art (MNHA) s’entend comme un musée encyclopédique. L'archéologie y est présentée de manière spectaculaire. L'art moderne et contemporain y occupe une place non négligeable avec des peintres locaux qui surprendront celui qui n’a pas de préjugés.

La collection permanente du Musée d'histoire de la Ville de Luxembourg, quant à elle, illustre de façon originale, multimédiale et interactive l'histoire plus que millénaire de la capitale du Grand-Duché.

Le Casino Luxembourg est un forum d’art contemporain né à la suite de Luxembourg, ville européenne de la culture 1995. Il présente l'art d'aujourd'hui dans sa diversité et sa complexité et essaie de fournir les informations et les éléments de réflexion nécessaires à sa compréhension.

Le Musée d’art moderne Grand-Duc Jean (MUDAM), dont les bâtiments ont été conçus par le grand architecte Ieoh Ming Pei, va bientôt ouvrir ses portes à côté du quartier européen pour présenter ses collections d’art contemporain.

Les arts plastiques

Su Mei Tse ,
ZoomSu Mei Tse

Le Luxembourg est un pays où l’on sculpte et peint beaucoup depuis les débuts du XXe siècle. Le peintre expressionniste Joseph Kutter a marqué la mémoire collective avec ses paysages et ses portraits. Le MNHA expose cet artiste tout comme ses contemporains. L’art abstrait perce après la Seconde Guerre mondiale avec des peintres influencés par l’école de Paris. D’autres peintres prennent leur chemin propre comme Emile Kirscht ou Fony Thissen. Les sculptures de Lucien Wercollier, dont l’art éclot après 1945, sont visibles en de nombreux lieux publics.

Aujourd’hui, de nombreux artistes luxembourgeois et étrangers vivent au Luxembourg, parmi eux les peintres Jean-Marie Biwer, Robert Brandy, Patricia Lippert, Gast Michels, Moritz Ney, Marc Reckinger, Doris Sander, et les sculpteurs Jeannot Bewing, Marie-Josée Kerschen ou Liliane Heidelberger, pour ne citer qu’eux. Parfois, la notoriété de ces artistes dépasse le cadre habituel. En juin 2003, l’artiste luxembourgeoise Su-Mei Tse remporte à Venise le Lion d'or des pavillons nationaux, prix récompensant la meilleure participation nationale à l'exposition internationale d'art contemporain de Venise.

L’architecture

Château de Vianden ,
ZoomChâteau de Vianden

Le Luxembourg était un pays pauvre jusqu’au XXe siècle. Les châteaux et manoirs ou l’architecture fruste des églises rurales d’avant le XVIIe siècle en témoignent. Seuls témoins de l’ambition plus exceptionnelle de leurs propriétaires sont quelques châteaux et surtout châteaux forts, comme à Vianden et à Bourscheid, ou l’ensemble abbatial d’Echternach, reconstruit au XVIIIe siècle, mais qui est toujours dominé par sa basilique romane.

Il ne reste que peu d’édifices civils importants d’avant le XVIIe siècle, hormis le palais grand-ducal construit comme siège des autorités de la Ville, ou le Dënzelt à Echternach. L’ancienne forteresse qu’était la ville de Luxembourg, classée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, décline aujourd’hui toutes les époques de l’architecture militaire, du Moyen Âge à la première moitié du XIXe siècle: portes qui remontent au XIIe et XIIIe siècles, enceintes de l'époque de Jean l’Aveugle, tours espagnoles, murailles de Vauban, forts autrichiens, casernes prussiennes.

L’architecture religieuse de la contre-réforme est bien illustrée par la partie ancienne de la cathédrale de Luxembourg. Au XVIIIe siècle, une architecture tout droit venue d’Autriche qui oscille entre le baroque, le rococo et un classicisme retenu marque l’architecture civile et religieuse à travers tout le pays.

Sous le règne des rois des Pays-Bas, qui accompagne l’émergence de l’Etat luxembourgeois, mairies, écoles et églises marquées par un classicisme épuré surgissent dans les agglomérations.

Le démantèlement de la forteresse de Luxembourg oblige les autorités à développer les nouveaux quartiers de la capitale avec des urbanistes modernes. Le plateau Bourbon est entièrement construit dans un style architectural qui s’inspire, dans une parfaite unité, de ce qui se faisait autour de 1900 à Paris et à Berlin. Partout, les anciens forts sont recouverts par des parcs. Des édifices civils à caractère monumental voient le jour. D’autres quartiers bénéficient des idées de l’urbaniste allemand Stübben, avec des allées larges, la création de places et d’espaces verts, l’aménagement de jardins et de jardinets.

Dans les villes du sud du pays, où s’épanouit depuis la fin du XIXe siècle une sidérurgie à la pointe du progrès, naissent des artères commerciales, des quartiers pour les cadres de l’industrie et des cités ouvrières qui sont tous marqués par une conception architecturale bien déterminée: fantaisie des formes - le style nouveau abonde - dans les centres des villes, discrète ostentation dans les quartiers huppés, rigueur alignée dans les cités.

Architecture Kirchberg ,
ZoomArchitecture Kirchberg

Bauhaus édulcoré et style historiciste tardif vont se côtoyer jusqu’en 1945. Les années 1950, 1960 et 1970 voient naître les nouveaux quartiers, les maisons d’appartements, les immeubles à bureaux dans le centre de la ville. Cette évolution ne fait pas l’unanimité. 

Au début des années 1980, la discussion sur la ville conduit à un renouveau de la pensée et de la pratique urbanistique. On se donne des règles qui tiennent compte de l’histoire des villes tout en laissant libre cours à la créativité.

L’envol économique d’après 1985 aidant, naissent des immeubles de grandes banques, des immeubles administratifs ou des infrastructures culturelles. Dans cette phase de création architecturale intense, certains projets sont réalisés par des architectes de renommée internationale: parmi les derniers en date le MUDAM, conçu par Ieoh Ming Pei ou la Philharmonie de Christian de Portzamparc.

Dans cette période, la création architecturale proprement luxembourgeoise connaît également un nouvel essor avec des projets et des réalisations à la pointe de l’architecture contemporaine. 

La musique

OPL ,
ZoomOPL

Le Luxembourg est depuis une quinzaine d’années le témoin de la transformation d’un bon orchestre symphonique en une phalange dont la qualité et la réputation vont croissant. En juin 2005, l’Orchestre philharmonique du Luxembourg (OPL) disposera avec l’ouverture de la Philharmonie d’une salle de concert qui remplira toutes les exigences qu’un musicien d’orchestre peut formuler. Sa discographie, fortement empreinte de la promotion de la musique française du XXe siècle, est une référence dans le monde du disque.

Les Solistes européens regroupés autour du chef Jack Martin Händler, au répertoire plus classique, constituent l’autre formation symphonique de renom du pays.

Le pays ne manque pas de solistes internationaux: Sandrine Cantoreggi pour le violon, Françoise Groben pour le violoncelle, Francesco Schlimé et Jean Muller pour le piano, Mariette Kemmer pour le chant, pour ne citer qu’eux. Parmi les compositeurs contemporains, Camille Kerger, Claude Lenners, Alex Mullenbach ou Marcel Wengler se sont révélés être des créateurs conséquents et prenants.

L’opéra a ses passionnés dans tout le pays. Les théâtres d’Esch-sur-Alzette et de Luxembourg ainsi que le Centre des arts pluriels d’Ettelbruck sont, avec la scène en plein-air du festival de Wiltz, les lieux où les habitants de la région peuvent assister à des représentations lyriques.

Le rock a aussi droit de cité au Luxembourg. Les amateurs de rock disposeront bientôt d’une très grande salle de concert spécialisée dans le sud du pays.

Le Festival d’Echternach, le Printemps musical de Luxembourg, Jazz in the City, la partie musicale du festival de Wiltz, ainsi que quelques petits festivals très étudiés comme celui de Marnach, animent la scène musicale de mai à septembre. La nouvelle Philharmonie, qui ouvrira ses portes en juin 2005, a pour ambition de faire évoluer la vie musicale vers de nouveaux horizons.

Le théâtre

Théâtre national du Luxembourg ,
ZoomThéâtre national du Luxembourg

Les Luxembourgeois sont des passionnés de théâtre, comme spectateurs et... comme acteurs. Le pays compte quatre théâtres publics à Luxembourg, Esch et Ettelbruck. Le théâtre d’amateurs, assidûment pratiqué, a suscité mainte vocation qui s’est prolongée sur les scènes internationales. Depuis quelques années, des efforts sont entrepris pour professionnaliser la production théâtrale nationale et pour permettre aussi à des amateurs hautement doués de passer de l’autre côté de la barrière. La qualité des productions a énormément progressé.

De nombreux acteurs et metteurs en scène luxembourgeois ont dû s’expatrier pour vivre de leur métier. Certains comme André Jung, Charles Muller, Thierry van Werveke ou Myriam Muller parmi les acteurs, ou comme Frank Hoffmann parmi les metteurs en scène, ont particulièrement bien réussi à l'étranger tout en gardant des liens intenses avec le Luxembourg.

Le théâtre populaire en plein-air autour de sujets historiques est très en vogue depuis quelques années, notamment à Kehlen et à Bourscheid. Plusieurs milliers de personnes assistent à ces productions estivales presque entièrement assurées par des amateurs issus de la population locale.

Les littératures luxembourgeoises

Une publication du Service information et presse du gouvernement luxembourgeois dit très justement: "Dans la littérature européenne, le Luxembourg apparaît comme une page blanche, un vide qu’en dehors du Grand-Duché seuls quelques rares initiés sont capables de remplir avec des noms d’auteurs et d’œuvres." Alors pourquoi parler de surcroît de littératures luxembourgeoises?

C’est que les auteurs luxembourgeois s’expriment selon leurs affinités, leur éducation, leurs sujets et les genres littéraires qu’ils ont choisis soit en luxembourgeois, soit en français, soit en allemand. Il y a même des auteurs qui ont opté pour l’anglais.

Livres luxembourgeois ,
ZoomLivres luxembourgeois

Qu’en est-il de ces littératures? Elles naissent en fait toutes plus ou moins en même temps, autour de 1855, à une époque où les confrontations politiques incitent citoyens et auteurs à s’exprimer. A ce moment-là, c’est la littérature en langue luxembourgeoise, la langue d’un peuple qui trouve ses marques dans un nouvel Etat, qui prévaut auprès du public.

Michel Lentz (1820-1893) compose des chants patriotiques dont l’un deviendra l’hymne national.

Edmond de la Fontaine (1823-1891), dit Dicks, écrit des vaudevilles agrémentés de mélodies de son cru dont les bons mots, les personnages et les mélodies continuent de faire partie de la mémoire collective.

Michel Rodange (1827-1876), que ses différents gagne-pain amènent à vivre dans tout le pays, composera sur le modèle du Roman du Renart une fable épique qui tend au pays, marqué par le clientélisme politique et l’hypocrisie bigote, un miroir que les lecteurs mettront de nombreuses décennies à assumer.

Une deuxième phase dans le développement de la littérature luxembourgeoise se situe entre la fin du XIXe siècle et le début de la Première Guerre mondiale. La langue allemande, la langue du principal partenaire économique, prévaut. Les dramaturges et romanciers de l’époque, notamment Nikolaus Welter (1871-1951) et Batty Weber (1860-1940) sont publiés par de grandes maisons allemandes. Ils se rattachent à un réalisme pathétique très en vogue outre-Moselle.

L’après-guerre voit l’émergence d’une littérature romanesque écrite en français et l’éclosion d’une production de poésie lyrique en langue allemande.

La littérature moderne du Luxembourg n'éclot que timidement à partir des années 1950 et 1960, d’abord en allemand et en français à travers la poésie et des textes courts. Le grand tournant survient à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Des textes de fiction de plus en plus longs sont publiés, en fait des ébauches de roman. Bientôt, des romans écrits dans un luxembourgeois moderne libéré de ses liens ruraux et folkloriques paraissent.

Guy Rewenig (né en 1947) lance le mouvement avec Hannert dem Atlantik (1985). Il est suivi par Roger Manderscheid  (né en 1933) dont le roman Schacko Klak, qui relate les souvenirs familiaux d’un jeune garçon des environs de la capitale entre 1939 et 1945, devient un best-seller auprès du public luxembourgeois. Depuis lors, le roman de langue luxembourgeoise existe dans toutes les variantes: autobiographique, expérimental, onirique, roman noir. Les littératures luxembourgeoises d’expression allemande et française ont suivi le mouvement.

Bien que prolifique, la littérature luxembourgeoise demeure une grande inconnue au niveau européen. Mais depuis quelques dizaines d’années, elle a le mérite d’exister et de se développer. Sa découverte par les autres Européens est une question de temps. C’est en tout cas dans ce sens qu’œuvre le Centre national de littérature qui publie depuis une dizaine d’années une série d’éditions critiques des grands textes de la littérature du Luxembourg.

L’archéologie

Mosaique de Vichten ,
ZoomMosaique de Vichten

Le Luxembourg compte nombre de sites archéologiques, du paléolithique à l’époque mérovingienne. Certains ont été aménagés pour pouvoir être visités. L’immense oppidum des Trévires sur le Titelberg dans le sud du pays est accessible à pied. Des monuments funéraires romains reconstitués sont parsemés dans l’est du pays. La grande villa romaine d’Echternach sert de cadre à un centre d’information sur la vie quotidienne à l’époque gallo-romaine. Des parties, dont un théâtre pour 3.500 spectateurs du vicus romain Ricciacus situé sur le territoire de la commune de Dalheim, peuvent être visitées à certains moments de l’année. Une copie de la mosaïque de Vichten datant du IIIe siècle, qui représente sur une surface de 60 m2 Homère entouré des neuf muses, a été installée dans la salle de réception de la mairie.

Le MNHA abrite aujourd’hui quelques trésors, comme le casque d’apparat de Hellange ou la mosaïque gallo-romaine de Vichten qui est devenue la pièce centrale du musée rénové ayant rouvert ses portes en 2002.

Les animateurs du MNHA ont entrepris d’immenses efforts pour rendre visibles les résultats des fouilles par des reconstructions d’habitats du néolithique et de l’âge de bronze. La reconstitution de chambres funéraires d’aristocrates celtiques de l’âge du fer ancien, l’exposition des mobiliers funéraires de la noblesse trévire avant et après la conquête romaine sont des points forts de la visibilité d’une activité archéologique qui s’intègre dans un réseau de recherche européen.




Dernière mise à jour de cette page le : 26-01-2005

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