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[Luxembourg 2005 Présidence du Conseil de l'Union européenne]
      
 

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Document de travail
Conclusions de la Conférence "Environnement et Santé" 13-15 juin 2005

Date de publication : 15-06-2005

Domaine politique : Emploi, politique sociale, santé, consommation


En juin 2003, la Commission européenne a publié une communication sur une stratégie européenne "Environnement et Santé". Les objectifs de ladite stratégie consistent à réduire dans l’UE toute nuisance et à dépister et à prévenir tout nouveau risque pesant sur l’environnement et la santé, ainsi qu’à corroborer la volonté politique de l’UE à relever un rôle plus actif dans ces domaines. Au mois de juin 2004, la Commission européenne adoptait une communication relative au "Plan d’Action Européen ‘Environnement et Santé ‘ 2004-2010". Ce plan d’action européen a été présenté à l’occasion de la  4. conférence ministérielle WHO-Europe à Budapest (juin 2004).

Du 2 au 3 décembre 2004, sous présidence néerlandaise du Conseil de l'Union européenne, a eu lieu une conférence internationale à Egmont aan Zee afin d’analyser et de préciser les objectifs et les orientations d’action dudit plan d’action. L’objectif principal de cette conférence consistait à soutenir l’implémentation du plan d’action émargé en dressant une liste de priorités à l'égard des obligations et actions que les Etats membres considèrent élémentaires et importants.

A l’occasion de la conférence "Egmont aan Zee" susmentionnée, on a retenu les conclusions principales suivantes :

  • De prime abord, il est essentiel qu’il soit instauré un système d’informations européen solide relatif aux questions "Environnement et Santé".
  • S’avèrent également essentiels des systèmes de "bio monitoring", afin d’enchaîner des données "environnement" aux données "santé", ainsi que des stratégies de communication efficace, afin de pouvoir réagir adéquatement d’un point de vue politique.
  • On a revendiqué que la recherche scientifique des interrelations "environnement et santé" soit convenablement reconnue et soutenue au 7ième programme de recherche de l’UE et que suffisamment de moyens financiers soient mis à disposition.
  • Il est essentiel de lancer une initiative européenne sur la problématique de la "pollution des intérieurs" qui tienne aussi compte de la définition de seuils de référence européens.
  • La formation initiale et continue des médecins et d’autres professionnels de santé doit être soutenue.
  • Il est essentiel de s’engager dans un large débat avec la société civile, et notamment les ONG’s, et de mener une communication des risques ouverte et sérieuse.
  • Enfin, il a encore été souligné qu’il faudra minimiser les risques de santé liés aux transports.


Dès le début, la présidence luxembourgeoise du Conseil de l'Union européenne était consciente que la présidence néerlandaise du Conseil européen s’était engagée, avec les conclusions susmentionnées, dans la bonne direction afin de permettre une implémentation précise du plan d’action 2004 – 2010 de la Commission européenne.

La présidence luxembourgeoise a également poursuivi avec grand intérêt les débats qui ont eu lieu à l’occasion du vote du rapport en la matière par le Parlement européen.

La présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne souligne qu’une implémentation durable des plans d’action européens "Environnement et Santé" n’est possible que si les deux conditions suivantes soient données :

1. Le principe de précaution et les mesures de prévention en matière "environnement et santé" qui en découlent, doivent être donnés.

2. Un partenariat entre tous les acteurs européens concernés, notamment, la Commission, les Parlements européen et nationaux, les ONG doit être garanti.

Cet événement organisé par la présidence luxembourgeoise, suite à la conférence "Egmont aan Zee" met l’accent sur deux éléments, à savoir :

1. En ce qui concerne la problématique "Indoor pollution", les groupes de travail composés par des experts internationaux ont visé une amélioration de la qualité et une nécessaire harmonisation des méthodes d’analyse et de mesurage en matière de "Baubiologie" et de l’établissement de guidelines valorisant le principe de précaution.

Il s’agit de mettre en place des instruments contribuant à garantir la qualité de l’air ambiant afin de protéger, dans la mesure du possible et de manière prophylactique, la santé humaine et notamment celle des plus vulnérables, les enfants et les plus âgés.

Nous espérons que les résultats retenus vont fructifier et être utiles pour les débats au sein du groupe ad hoc d’experts au niveau de la Commission européenne portant sur la future publication d’un livre vert en la matière.

2. Pour ce qui est du groupe de travail environnement & santé mettant un accent particulier sur une prise en charge adéquate des patients concernés, les problèmes suivants ont été abordés :

  • Les relations épidémiologiques entre les influences de l’environnement et les problèmes de santé sur base de l’analyse de cas concrets rencontrés par les ambulances de l’environnement

Dans ce contexte, les conférenciers ont tous souligné que l’évidence de l’influence d’un environnement de plus en plus pollué sur la santé de la population ne cesse de croître. De nouvelles études ont mis en relief une corrélation entre les nuisances croissantes de l’environnement et l’évolution de certaines maladies, telles que le cancer, les allergies, des maladies cardio-vasculaires, des problèmes de reproduction ou des maladies neurologiques. Les leçons tirées du travail quotidien des ambulances de l’environnement le confirment. Par conséquent, dans le souci d’une protection globale de nos populations, il convient de souligner à nouveau dans le cadre de cette conférence la nécessite de promouvoir à tous les niveaux des politiques et interventions de prévention cohérentes, et en particulier en ce qui concerne tous genres d’impacts et de nuisances chimiques et physiques.

En ce qui concerne les risques liés à la pollution de l’air ambiant, il conviendrait de suivre l’exemple de certains états et régions pour mettre en place un réseau européen d’ambulances de l’environnement agréées afin d’effectuer un travail efficace de contrôle et de prévention.

  • L’analyse de l’impact de ces facteurs sur le fonctionnement des organes et  sur les systèmes fonctionnels humains

La cote part des maladies liées d’une manière ou d’une autre à l’environnement au total des maladies que nous connaissons ne cesse d’augmenter. Ainsi, cette problématique en matière de santé publique ne cesse d’évoluer et est en train de devenir un facteur socioéconomique significatif. Il faut en effet souligner le nombre d’individus, des personnes âgées et surtout des adolescents, petits enfants et nouveau-nés qui souffrent de plus en plus d’un environnement hostile, et, dans ce contexte, la problématique des effets de dosages faibles sur les groupes à risques. La conférence de Luxembourg n’hésite pas à lancer le défi d’élaborer et de mettre en place au niveau européen un système de diagnostic scientifiquement cohérent et fonctionnel.

  • Le traitement et la thérapie adaptés des patients ainsi que la formation de base et la formation continue de médecins

La Conférence de Luxembourg souligne la nécessité de mieux prendre en charge les patients souffrant d’une maladie de l’environnement et de leur faire bénéficier des soins médicaux spécifiques adéquats.

A l’avant-plan se retrouve l’abaissement d’exposition, c’est-à-dire éviter dans la mesure du possible toute source et cause de nuisance.

Les nouvelles connaissances en la matière montrent clairement que, tant du côté de la médecine de l’environnement ambulatoire, que du côté des méthodes thérapeutiques des hôpitaux de l’environnement, les premières expériences précieuses ont pu être récoltées afin de pouvoir soigner du point de vue thérapeutique efficacement les patients atteints de maladies liées aux facteurs environnementaux. Toutes ces expériences positives doivent être exploitées des points de vue systématique et scientifique au niveau européen afin de pouvoir définir un concept unique européen de qualité en la matière.

Au vu de ces résultats, la Conférence de Luxembourg souligne la nécessité à définir un tel concept unique et européen en médecine de l’environnement :

L’enseignement universitaire des étudiants en médecine devrait être complété par des cours en médecine de l’environnement.

Une formation continue en médecine de l’environnement devrait être offerte aux médecins et aux professionnels de santé dans tous les Etats membres.

Des projets-pilotes interdisciplinaires et intégratifs doivent être soutenus d’une manière ciblée.  Le modèle luxembourgeois, présenté à l’occasion de la Conférence, pourrait être source d’inspiration et d’orientation pour les autres Etats membres.

Les connaissances nouvelles acquises à l’occasion de la Conférence montrent clairement que :

1. Les "maladies environnementales" sont toujours, sur base d'un diagnostic médical traditionnel, méconnues ou attribuées aux maladies psychiques ou psychosomatiques.

2. La susceptibilité individuelle à l'égard des facteurs environnementaux de stress varie en fonction de l’âge, du sexe, des polymorphismes génétiques des systèmes de détoxication, des réactions variables du système immunitaire et des circuits neurones, respectivement des emprises externes ayant une influence sur ces systèmes fonctionnels.

3. De ce fait, à côté du monitoring environnemental et du bio monitoring humain, de nouvelles méthodes diagnostiques relatives à l’enregistrement des perturbations desdits systèmes fonctionnels revêtent une certaine importance. De même, les risques de perturbations et d’effets, multiples et/ou combinées, sont à prendre en considération.

4. Finalement, des syndromes environnementaux, tels que MCS, CFS, fibromyalgie, sensibilité à l’amalgame, sensitivité électrique etc. doivent être pris en considération en tenant compte de ces nouvelles connaissances.



Dernière mise à jour de cette page le : 15-06-2005

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