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[Luxembourg 2005 Présidence du Conseil de l'Union européenne]
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Communiqué
Mars di Bartolomeo : "Ayons l’ambition de viser la santé pour tous !"

Date de publication : 17-05-2005

Domaine politique : Emploi, politique sociale, santé, consommation


Le ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Mars di Bartolomeo, a assisté à la 58ème assemblée mondiale de la Santé les 16 et 17 mai 2005 à Genève, où il a pris la parole au nom de l’Union européenne.

Le ministre de la Santé a tout d’abord salué l’initiative de concentrer le débat général sur la santé de la mère et de l’enfant, thème du rapport mondial de la santé 2005 qui souligne combien il reste à faire pour "donner sa chance à chaque mère et à chaque enfant" et pour leur assurer le niveau de santé le plus élevé possible. Il a souligné que toutes les minutes, une femme mourrait de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement et que chaque année, nous comptions plus de 3,3 millions de morti-naissances. 4 millions de nouveau-nés meurent dans les 28 jours suivant leur mise au monde. 6,6 millions d’autres enfants en bas-âge disparaissent avant leur 5e anniversaire. Face à ces 9 millions de morts par an, le ministre de la Santé a appelé "à faire de la dispensation de soins à la mère et à l’enfant un impératif absolu".

Droit à la santé sexuelle

Le ministre de la Santé a ensuite déclaré que priver la mère et l’enfant des soins de santé qui leur reviennent équivaut à une inacceptable discrimination et est un obstacle de taille à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Dans les pays en développement, les complications survenant au cours de la grossesse et de l'accouchement demeurent la principale cause de mortalité des femmes en âge de procréer.

Le ministre de la Santé a également évoqué le Programme d'action du Caire, qui a reconnu le droit à la santé sexuelle et génésique ainsi que l'autonomisation des femmes et l'égalité entre les sexes comme étant des éléments capitaux de l'effort global visant à favoriser le développement et à réduire la pauvreté. Un meilleur accès aux services de santé génésique et aux informations y relatives est essentiel à la mise en œuvre de ce Programme d’Action et des objectifs du Millénaire pour le Développement notamment ceux relatifs à la santé maternelle, à la réduction de la mortalité infantile, à la promotion de l’égalité des genres, à la lutte contre le VIH/SIDA et à ceux liés à l’éradication de la pauvreté.

VIH/SIDA=15 TSUNAMIS par an

Le ministre de la Santé a souligné par ailleurs que l’année 2005 devrait consacrer une attention particulière au VIH/SIDA. En effet, les statistiques rappellent avec une consternante constance sa propagation dans le monde et notamment à la population féminine et aux enfants. Apporter une réponse appropriée à ce fléau requiert la reconnaissance de la particulière vulnérabilité de la femme face à cette maladie dévastatrice.

Le ministre de la Santé a rappelé que la lutte contre le VIH/SIDA, dont la force meurtrière équivaut à celle de 15 tsunamis par an, exigeait de la part de la communauté internationale un effort cohérent et concerté et a affirmé que l’OMS avait un rôle moteur à jouer dans cet effort. Des solutions nouvelles et innovantes sont nécessaires et doivent préserver un équilibre entre la prévention et l’accès aux soins dont un accès durable à des médicaments proposés à des prix abordables. Le ministre de la Santé a voulu confirmer le soutien de l’Union Européenne à l’initiative "3 by 5" de l’OMS.

Le ministre de la Santé a ensuite abordé le sujet du paludisme, qui contribue de manière substantielle au taux de la mortalité infantile. En effet, 8% des décès des enfants de moins de cinq ans sont dus au paludisme alors qu’il est possible à la fois de le prévenir et de le guérir.

Le ministre de la Santé a souhaité rappeler que l’UE a pris une part active dans la création, le financement et la promotion de l’efficacité du Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme et que la Commission européenne a adopté un plan d’action contre ces trois maladies le 27 avril 2005.

Pour un partage du travail

Des ressources supplémentaires sont nécessaires à la réalisation des OMD. Le ministre de la Santé a appelé à éviter la duplication des stratégies et des actions de tous les acteurs engagés ainsi qu’à un usage plus efficace des forces et des compétences de chacun afin d’en dégager un bénéfice maximal pour la santé publique au niveau mondial. Les Etats membres de l’UE tiennent à souligner l’importance des synergies et de la complémentarité entre leurs programmes de santé publique et d’aide au développement et ceux de l’OMS.

Le ministre de la Santé a tenu à féliciter l’OMS pour son action dans les situations de crises, pour sa capacité institutionnelle de mobiliser, de centraliser et d’agir dans de telles situations, notamment lors de la catastrophe du raz-de-marée en Asie. Il est désormais essentiel de se pencher sur les moyens de prévention des conséquences dramatiques des catastrophes naturelles, y compris des conséquences sanitaires.

Le ministre de la Santé a rappelé le rôle essentiel de l’OMS face à la menace d’une pandémie de grippe. Il a évoqué le renforcement des plans d’actions nationaux et communautaires au sein de l’UE et l’excellente collaboration avec l’OMS en cette matière.

Nouveau Règlement sanitaire international

En guise de conclusion, le ministre de la Santé a fait part de la satisfaction de l’Union Européenne pour le travail accompli dans la finalisation du Règlement Sanitaire International. Il a finalement souhaité affirmer la détermination de l’Union européenne à continuer son étroite collaboration avec l’OMS dans l’intérêt de la meilleure santé pour tous.



Dernière mise à jour de cette page le : 17-05-2005

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