Note: Votre navigateur n'affiche pas correctement ce site parce qu'il s'agit d'une version relativement ancienne d'un navigateur ou parce qu'il ne respecte pas les standards généralement préconisés pour les pages web. Pour en savoir plus lisez nos notes de conception.

 
[Luxembourg 2005 Présidence du Conseil de l'Union européenne]
 English version        
 

Chemin de navigation : Accueil > Actualités > Communiqués > Avril 2005 > Jeannot Krecké : "Le Conseil Compétitivité a abordé le problème de la réduction d’émissions pour la première, mais pas pour la dernière fois"
Imprimer cette page Envoyer cette page

Communiqué
Jeannot Krecké : "Le Conseil Compétitivité a abordé le problème de la réduction d’émissions pour la première, mais pas pour la dernière fois"

Date de publication : 18-04-2005

Domaine politique : Compétitivité (marché intérieur, industrie, recherche)

Réunion : Conseil Compétitivité


Le ministre de l’Economie et président en exercice du Conseil "Compétitivité", Jeannot Krecké, a fait le 18 avril le point sur les discussions que les  ministres de l’Economie ont eu la veille lors d’un dîner informel sur les enjeux du protocole de Kyoto. Le débat avait été alimenté par un exposé du Dr Ewringmann, directeur du "Finanzwissenschaftliches Forschungsinstitut" auprès de l’Université de Cologne sur les conséquences de Kyoto et surtout de post-Kyoto. Jeannot Krecké a déclaré :

"Vous savez que nous avons des objectifs ambitieux que nous avons repris dans les conclusions du Conseil européen. Nous avons voulu évaluer ce qu’étaient les conséquences de ces changements climatiques et des réductions d’émissions que nous voulons apporter.

Il s’agissait essentiellement d’une prise de conscience des ministres de l’Economie sur ces conséquences. Or, d’aucuns ont été surpris, étant donné que l’expert a pu produire des chiffres concrets et importants sur les résultats que nous allons obtenir jusqu’en 2012, qui vont probablement se chiffrer en des termes que l’expert a qualifiés de ‘désastre en tant que tel’. Nous sommes très loin d’atteindre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés.

C’est pourquoi l’expert a essayé d’extrapoler à l’aide de la croissance escomptée des modèles qui ont été développés par l’OCDE, sur ce que cela pouvait donner au niveau de post-Kyoto. Nous avons tous été frappés par ce que nous avons entendu. Nous avons convenu directement que ce sujet qui est un sujet essentiellement politique et qui a été traité par nos collègues de l’Environnement devait également faire partie de nos discussions.

Nous voulons que l’économie et l’industrie en particulier pratiquent les réductions nécessaires pour atteindre ces objectifs. Nous avons constaté que beaucoup de gouvernements avaient oublié d’autres acteurs importants dans ce domaine, dont les transports et la consommation privée.

Nous avons essayé de voir quelles pourraient être les solutions à aborder combinées avec l’éco-innovation dans un futur proche. Nous avons pensé que l’efficience énergétique pourrait être un des éléments-clés pour avoir de meilleurs résultats et participer à la relance de cette croissance qui n’est pas suffisante pour le moment. Il faut se dire que ces résultats qui ne sont pas encourageants se sont produits à un moment où notre croissance n’est pas très élevée alors que nous devons extrapoler sur celle que nous voulons atteindre, c’est-à-dire une croissance de 3 à 4% dont nous nous sommes écartés ces dernières années.

La Commission a fait entendre par la voix du commissaire Piebalgs que l’efficience énergétique serait une des priorités. Je pense qu’il aura le soutien net et ferme du Conseil 'Compétitivité' dans cette direction, étant donné que nous avons là la possibilité d’aller dans le sens de la protection de la nature tout en développant des activités économiques innovantes.

Nous avons retenu également que nous devrions signaliser à d’autres pays, dont les Etats-Unis, dans des négociations, notamment au niveau du G7 et du G8, qu’ils devraient faire partie de ce groupe de pays qui veulent toujours montrer l’exemple et que certains pays industriels ne peuvent pas faire défaut. L’UE veut donner l’exemple, ce qui est très louable, mais on arrive quand même à la conclusion qu’en 2020 nous serons responsables de 13% des émissions de CO2.  A ce moment-là, tous les autres pays, et surtout les pays en voie de développement, seront ceux qui auront les plus grandes émissions. Il est important de leur dire dès à présent qu’ils doivent opérer des changements innovateurs qui conduisent à des réductions d’émissions et de les rendre attentifs à l’impact mondial que ce problème va avoir. C’est un sujet que nous avons abordé pour la première, mais pas pour la dernière fois."


A ce sujet ...



Dernière mise à jour de cette page le : 19-04-2005

Haut de page Haut de page